Logiciel d’affichage numérique – Hebergé vs Saas

Vous êtes nouveau sur le site, vous ne connaissez pas grand-chose à l'affichage dynamique ? Commencez par cet article : Comprendre l’affichage dynamique en 5 minutes.


Hébergé vs Saas

Hébergé vs Saas

Si vous êtes à la recherche d’une solution d’affichage numérique, vous avez probablement entendu ces termes de la bouche de plusieurs prestataires : Logiciel hébergé, on-premise, self-hosted, logiciel Saas.

Comme je l’ai déjà écrit, chaque partie de l’affichage dynamique est compliquée.

Mais ne vous inquiétez pas, dans cet article, je vous explique la différence. Et vous verrez pourquoi il vaut mieux penser Saas dans la plupart des cas.

Une différence simple

Serveur Hébergé

Lorsqu’un prestataire vous parle de logiciel ou serveur hébergé (ou encore self-hosted et on-premise, voire parfois hybride), il propose de vous installer le logiciel d’affichage numérique sur un ordinateur qui se situera physiquement dans votre entreprise. Cet ordinateur sera réservé à cela et à rien d’autre. C’est pour cela qu’on parle de serveur dédié.

Saas – Cloud

A la différence du serveur hébergé, le Saas (Software as a service) n’est pas installé sur un de vos ordinateurs. Ce logiciel se trouve alors sur un des ordinateurs (serveurs) de votre prestataire.

Bien entendu, ces serveurs ne se situent pas dans les bureaux de votre prestataire, ils se trouvent dans des parcs immenses de serveurs. C’est ce qu’on appelle le Cloud.

Illustration

A titre de comparaison, on pourrait dire que le logiciel Microsoft Word représente le logiciel hébergé : c’est un logiciel que vous installez sur votre ordinateur. Et, inversement, le service Google Docs représente le logiciel Saas. Il n’est pas sur votre ordinateur. Les fonctions sont similaires mais les conséquences sont différentes.

Word vs google doc

Word (self-hosted) vs Google Docs (SaaS)

 

La double conséquence

La question de responsabilité

Avec la version hébergée, c’est vous qui êtes responsable de tout ce qui arrive à votre serveur, qu’il s’agisse d’un dommage matériel ou d’un problème informatique comme un virus ou une faille sécuritaire.

C’est à vous de prendre en charge les réparations. Ou alors faire appel à votre prestataire qui vous les facturera.

C’est également vous qui devrez effectuer les mises à jour.

La question du coût

Une version hébergée coûte plus cher à l’installation mais permet de s’affranchir normalement des redevances mensuelles. Vous payez une seule fois et c’est tout.

Le Saas fonctionne par un abonnement mensuel qui vous donne accès au service. Si vous ne payez plus l’abonnement, vous n’avez plus de service.

L’autre conséquence est la répartition du coût. Les deux modèles sont très différents. Une version Saas vous permet d’accéder pour un coût mensuel au logiciel alors que la solution hébergée est en générale payée en une seule fois.

Si une solution hébergée vous permet normalement de vous affranchir d’une redevance mensuelle, le coût d’entrée pour une solution sur-mesure est élévé (on parle de 5000 à 15000 € minimum).

La question à se poser est donc spécifique à chaque entreprise, en fonction de sa philosophie, de ses compétences internes, de sa trésorerie, de la visibilité à long terme, etc.

Car si sur le long terme, une version hébergée peut être moins coûteuse, il faut bien faire attention à prendre en compte les coûts de maintenance, de mise à jour, de pannes, qui seront à la charge de votre entreprise.

Hebergé vs Saas : que choisir, quand, pourquoi ?

Saas – Votre choix dans 99 % des cas

Historiquement, la version hébergée était la norme dans le secteur de l’affichage numérique. Mais avec le développement d’internet, de la rapidité des échanges, du haut débit, de la sécurisation des données, le Saas est devenu une solution tout à fait viable voire incontournable pour la plupart des besoins.

Mais la poussée des solutions Saas dans le marché n’est pas due juste à ça. Le changement dans l’économie a également joué un rôle : nous vivons aujourd’hui dans l’ère de l’abonnement.

Dans un monde économique en constante évolution où l’adaptation est chaque jour plus rapide, les formules d’abonnements mettent tout le monde d’accord.

Les clients peuvent lisser leur coût et les prestataires bénéficient d’une récurrence stable.

Par ailleurs, le modèle Saas permet de répartir les risques entre plusieurs acteurs. Dans une solution hébergée, il est nécessaire de maîtriser la partie logicielle tout comme la partie matérielle (écrans, ordinateurs, connectique) ainsi que l’installation sur site. Avec les solutions Saas, les prestataires logiciels délèguent la partie matérielle et l’installation à des intégrateurs. Chacun son métier.

La question d’internet

Il est vrai qu’une solution self-hosted permet en principe de gérer un réseau d’écrans d’affichage numérique sans avoir besoin d’internet.

Mais, sauf dans de tout petits projets, il est probable que la solution self-hosted ait quand même besoin d’internet pour aller chercher des vidéos en ligne, des flux RSS ou autre.

Enfin, en ce qui concerne les coupures internet, la solution Saas n’est pas un inconvénient puisque le contenu est en général téléchargé sur le player de diffusion avant de pouvoir être affiché. Une coupure d’internet empêchera seulement le transfert de nouveau contenu,  jusqu’à ce que la connexion soit à nouveau rétablie.

La question de la sécurité – un faux argument

Le débat entre Hébergé vs Saas a souvent tourné autour de la question de la sécurité. Avoir une version hébergée se révélant soi-disant plus sûre qu’une solution Saas.

C’est pour cela que j’aime beaucoup la tirade de Bill Gerba qui, déjà en 2009, répondait à ceux qui estiment qu’une solution en ligne est moins sécurisée :

Nos serveurs sont disséminés à travers le pays dans des datacenters qui ressemblent à des coffres-forts, où l’accès physique est soumis à 3 niveaux d’authenfication et où des agents de sécurité armés patrouillent et verrouillent le périmètre. Pendant ce temps, il y a des personnes qui me disent que leur système « sécurisé » se trouve dans le placard de leur bureau[1]. Bill Gerba

Bien vu, Bill.

Ayant provoqué un petit remue-ménage sur la toile, Bill Gerba[2] avait publié un autre article pour préciser sa pensée. Il souligne à nouveau, et à juste titre, que n’importe quel prestataire digne de ce nom aura une équipe complète dédiée à la sécurité. Par ailleurs, ajoute-t-il, les prestataires de solutions d’affichage numérique Saas peuvent se permettre de dépenser des centaines de milliers d’euros dans la sécurité, étant donné que ce coût est réparti entre tous les abonnés (ce qui n’est pas le cas pour un serveur hébergé).

La faille informatique est une chose, la faille humaine, une autre

Et puis, tout ne se résume pas à la sécurité informatique. La solidité d’une chaîne se définit par la solidité de son maillon le plus faible. Et, souvent, ce maillon, c’est l’homme.

Prenez par exemple cette histoire qui a fait le buzz aux Etats-unis il y a un mois à peine, rapporté par Dave Haynes[3].

Un panneau led autoroutier s’est fait hacké. On y voyait alors une image très moqueuse de Marco Rubio, l’ancien candidat à la présidentielle , en train de lécher une sucette à la forme assez spéciale…

Alors une faille dans la sécurité informatique ? Plus ou moins, il se trouve que l’accès était protégé par l’identifiant et mot de passe suivants : admin et… admin ! Comme le souligne ironiquement Dave Haynes, c’est tout juste un peu plus mieux que 12345/12345…

Une question de génération ?

Finalement, cette tendance à voir dans les solutions hébergées une solution plus sécurisée ne serait-elle pas aussi une question de culture générationnelle ?

De la même manière que vos grands-parents ont peur de faire leurs achats sur internet, l’industrie met elle aussi du temps à évoluer…

Un serveur sur place qui peut être vu, touché, vérifié, semble beaucoup plus concret et donne un sentiment de sécurité beaucoup plus important que d’un serveur dans les nuages…

La version hébergée : la solution sur mesure

Dans l’état actuel des choses, je ne vois qu’une raison objective qui pourrait pousser une entreprise à se tourner vers du self-hosted (et de nombreuses raisons non-objectives).

C’est le besoin d’une solution sur mesure. Vous allez demander à un prestataire de vous développer une solution unique qui répond à des besoins spécifiques.

  1. Une solution sur mesure colle parfaitement aux besoins du client. Ce qui évite de se tourner vers des solutions avec des centaines de fonctionnalités alors que seulement une dizaine sont utilisées.
  2. Une solution sur mesure colle à la culture d’entreprise, à la manière dont l’entreprise voit les choses. Les objectifs à atteindre sont d’autant plus faciles que ce n’est pas l’entreprise qui va s’adapter à l’outil mais bien l’inverse.

Conclusion

Le marché de l’affichage numérique évolue de plus en plus vers le modèle Saas. Ces solutions logicielles sont accessibles à travers internet en payant un abonnement mensuel. La solution opposée qui consiste à héberger dans son entreprise la solution d’affichage numérique se fait de plus en plus rare et n’est aujourd’hui pertinente que pour les solutions sur mesure développées pour des besoins spécifiques.

Cette analyse vous paraît-elle juste ? Etes-vous d’accord pour dire que les solutions hébergées ne doivent être utilisées qu’en cas de besoin très spécifique à l’entreprise ?

Sources

[1] Bill Gerba, The self-host vs. SaaS debate, and the disingenuous security argument, Wirespring

[2] Bill Gerba, Choosing the Best Digital Signage Providers: SaaS vs Self-Hosted, Wirespring

[3] Dave Haynes, Billboards and posters hacked from mobile to malmo, 15 Mai 2016 Sixteen-Nine

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La Rédaction du Blog Affichage Dynamique

Ecrit par La Rédaction du Blog Affichage Dynamique

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